Le phénomène du Quiet Quitting ou démission silencieuse

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Depuis plusieurs semaines, le phénomène du “quiet quitting” ou démission silencieuse, émerge dans le monde du travail post-pandémique. 

Suite à un TikTok vu plus de 3 millions de fois, ce phénomène a pris beaucoup d’ampleur auprès des jeunes qui réinventent petit à petit les règles du monde du travail

Qu’est-ce que le quiet quitting ?

Le terme de démission silencieuse prête à confusion, car en réalité  le quiet quitting ne signifie pas cela. Les salariés concernés par ce phénomène ne quittent pas leur travail mais décident de rester en poste en se contentant de faire le strict minimum. C’est un refus de la part des salariés de performer au travail, de se surpasser et de travailler toujours plus sans compter ses heures. 

Une tendance, qui, si elle se pérennise, deviendra un sujet délicat pour les managers et les services RH.

Le Quiet Quitting est très lié à la satisfaction ressentie par les salariés au sein de leur entreprise et plus particulièrement à leur poste. 

Selon une étude du cabinet Gallup, 94% d’actifs ne sont pas dévoués à leurs tâches chaque jour et 25% se disent totalement désengagés. Cela s’explique par différents facteurs : 

  • L’ennui sur son poste de travail : Aujourd’hui on passe entre 7 à 8h par jour au travail. Il arrive parfois de perdre l’envie de réaliser ses missions, de ne pas avoir l’impression d’utiliser tout son potentiel… 
  • Le manque de reconnaissance : Depuis votre prise de poste, votre confiance en vos capacités diminue ? Vous manquez peut-être de reconnaissance dans votre travail ? 
  • Le manque de considération financière : Vous avez l’impression de ne pas être reconnu à votre valeur pour les missions que vous effectuez au quotidien.
  • Le stress : Vous avez la pression de vos supérieurs, on vous surcharge de travail, ou votre environnement de travail ne vous satisfait plus ? 

Quelle est l’origine de ce phénomène ?

Ce phénomène a notamment été accentué par la pandémie du Covid-19. 

En effet, du fait du grand nombre de confinement vécu, les salariés se sont déconnectés petit à petit du monde professionnel et apportent aujourd’hui une plus grande importance à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. 

Le télétravail est aussi devenu un confort pour les salariés : moins de temps dans les transports, le confort de travailler chez soi, avoir plus de temps pour sa vie personnelle, parfois au détriment de sa productivité. 

Les jeunes générations contribuent aussi à la pérennité du Quiet Quitting. En effet, ces derniers revendiquent une nouvelle philosophie du monde du travail. 

Ils sont de plus en plus attentifs aux conditions de travail dans lesquelles ils évoluent et au bien-être procuré par leurs missions plutôt que par le type de contrat proposé. 

Les français face au travail

Selon une enquête menée par l’IFOP pour les makers, pour mesurer la relation des Français au travail, de plus en plus de Français font preuve de détachement vis-à-vis de leur environnement professionnel. Le travail est désormais perçu comme une contrainte par une majorité de la population.

Actuellement le Quiet Quitting touche plus d’un Français sur trois. 

Le phénomène du Quiet Quitting ou démission silencieuse

C’est plus de 37% des salariés qui décident de prendre part à la démission silencieuse, en refusant de faire des heures supplémentaires, des missions qui sortent de leur poste…

Le phénomène du Quiet Quitting ou démission silencieuse

En plus de 30 ans, le taux d’actifs français ayant le sentiment de manquer de reconnaissance au sein de son entreprise et de donner plus qu’il ne reçoit est passé de 25% à 48%. C’est à peine 13% soit 1 actif sur 10 qui considère aujourd’hui tirer bénéfice de ton engagement au service de son entreprise. 

Le phénomène du Quiet Quitting ou démission silencieuse

40% des salariés français se contentent de faire “juste ce qu’il faut” sur leur lieu de travail. Cette posture semble notamment être plus répandue chez les jeunes, vues comme moins travailleuses que les générations précédentes. 

Comment les entreprises peuvent-elles agir face au quiet quitting ?

Pour parvenir à contrer le Quiet Quitting, les employeurs doivent trouver des solutions afin de rendre la situation de ses salariés stable et épanouissante. 

On retrouve 2 grandes étapes : 

1/ Analyser les problèmes : Il est essentiel de comprendre et d’analyser les raisons pour lesquelles les salariés décident de se lancer dans une démission silencieuse. Les dirigeants sont encouragés à reconnaître leur rôle ou trouver des solutions pour lutter contre ce phénomène. La réalisation d’un audit peut être une bonne solution afin d’analyser en profondeur les problèmes rencontrés par les salariés. 

2/ Rétablir la confiance : Afin de reconstruire la confiance perdue entre employeurs et salariés, il est essentiel de reconnaître la façon dont les employés se sont sentis sous-estimés. Faire part de votre ressenti et communiquer est l’une des meilleures façons pour vous de rétablir cette confiance. 

Les solutions pour les salariés face au quiet quitting

Il est peut-être temps pour vous, de reprendre votre vie professionnelle en main. Si vous n’avez plus l’envie de réaliser vos missions, que votre environnement de travail ne vous satisfait plus, ou que vous avez l’impression de ne plus pouvoir évoluer dans votre entreprise, un bilan de compétences peut être la solution pour faire le point sur vos envies.

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